Retour média procès 13 janvier 2011 à Rennes

Plus de 4 heures d’audience, 7 prévenus, 3 témoins, 2 avocats et de nombreuses personnes à nous soutenir : un vrai procès du nucléaire !

(voir le verdict le 21 février 2011)

Merci à toutes et tous

Le Ganva

AFP :

Occupation de pylônes contre l’EPR de Flamanville : 500 euros requis

RENNES – Le parquet de Rennes a requis 500 euros d’amende contre six militants anti-nucléaires qui avaient participé en 2007 à l’occupation de deux pylônes pour protester contre la construction de l’EPR de Flammanville (Manche), jeudi lors d’un procès en correctionnelle.

Quelque 120 sympatisants s’étaient rassemblés devant le tribunal de Rennes pour manifester leur solidarité avec les prévenus et réitérer leur opposition au développement de ce projet nucléaire, a constaté l’AFP.

Les six militants du Ganva (Groupe d’actions non-violentes antinucléaires) avaient occupé durant quatre jours un pylône à Romagnié et un autre durant une journée à Saint-Germain-en-Coglès, en Ille-et-Vilaine, au printemps 2007.

A l’audience, leurs avocats ont évoqué un « acte de désobéissance civile » n’ayant entraîné « aucune dégradation » et qui n’avait pas perturbé la distribution d’électricité. Ils ont plaidé la relaxe ou, à défaut, une dispense de peine.

Citée comme témoin par les prévenus, la députée européenne Nicole Kiil-Nielsen (EELV) a jugé « normal que des citoyens cherchent à attirer l’attention sur des problèmes liées au nucléaire ».

Les opposants dénoncent les risques sur la santé liés à l’EPR ainsi qu’à la ligne à très haute tension (THT) qui doit traverser les départements de la Manche, d’Ille-et-Vilaine et de Mayenne et pour laquelle « aucune étude épidémiologique indépendante de grandeur ampleur n’a encore été réalisée ».

A la barre, les prévenus ont évoqué un « déni démocratique » dans la façon dont a été prise la décision de construire ces équipements. Selon eux, le « retard de deux ans » pris par le chantier en cours et son surcoût sont venus confirmer leur dénonciation de l' »opacité » entourant ces projets.

Le Réseau de transport d’électricité (RTE), filiale d’EDF, à l’origine de la plainte, réclame 830.000 euros de dommages et intérêts, évoquant le démarrage « par précaution » de centrales au fioul pour pallier une éventuelle coupure d’électricité due à la manifestation.

Le jugement a été mis en délibéré au 21 février.

En juin 2009, à Cherbourg, quatre militants avaient été condamnés à 300 euros d’amende chacun dans le cadre d’une affaire similaire. Ils avaient été condamnés à payer solidairement 1.500 euros de dommages et intérêt à RTE.

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